Achraf Hakimi : le capitaine des Lions face à la saison de la vérité
Double champion d'Europe avec le PSG, nommé au Ballon d'Or pour la deuxième année de suite, critiqué après le Mondial : portrait du latéral marocain qui a tout gagné, sauf l'unanimité.

Il y a des joueurs dont on connaît le nom avant même de les avoir vus jouer. Achraf Hakimi en fait partie. Capitaine du Maroc, pilier du Paris Saint-Germain, sixième du Ballon d'Or 2025 : à 27 ans, le latéral droit a déjà une carrière que beaucoup signeraient pour vingt ans. Et pourtant, cet été, pour la première fois depuis longtemps, on a entendu des voix s'élever contre lui au Maroc.
Un enfant de Madrid, formé à La Fábrica
Né à Madrid le 4 novembre 1998, de parents marocains, Hakimi grandit dans le centre de formation du Real Madrid. Il y gagne tout chez les jeunes, puis passe en équipe première dès 2017 : un titre de Liga, deux Ligues des champions, une Coupe du monde des clubs. Il a à peine 19 ans.
Mais au Real, la concurrence est féroce. Le club le prête au Borussia Dortmund, où il explose littéralement. Sa vitesse devient une arme reconnue dans toute l'Europe. L'Inter Milan l'achète ensuite, et il est champion d'Italie dès sa première saison. En 2021, le PSG passe à l'action.
Paris, le sommet d'une carrière
Au Parc des Princes, Hakimi est devenu bien plus qu'un latéral. Sous Luis Enrique, il attaque, centre, frappe, et marque dans les grands matchs. Le palmarès parle pour lui : cinq titres de champion de France, deux Coupes de France, et surtout deux Ligues des champions de suite, en 2025 puis en 2026. Au total, il compte 28 trophées en carrière.
Ce n'est pas un hasard s'il figure à nouveau parmi les 30 nommés au Ballon d'Or 2026, aux côtés de neuf autres Parisiens.
Le Maroc, un choix de cœur
Hakimi aurait pu jouer pour l'Espagne. Il a choisi le Maroc, et le Maroc ne l'a jamais regretté. Au Qatar en 2022, c'est lui qui transforme la panenka décisive contre l'Espagne en huitième de finale, image restée gravée dans la mémoire de tous les Marocains. La suite : une demi-finale historique, puis le titre de champion d'Afrique à domicile lors de la CAN 2025.
Le brassard de capitaine, il le porte comme une évidence. Il est la voix du vestiaire, et souvent le premier visage que l'on associe aux Lions de l'Atlas à l'étranger.
Un Mondial 2026 en demi-teinte
La Coupe du monde 2026 devait être celle de la confirmation. Elle a commencé fort : Hakimi égalise sur penalty face au Brésil dès le premier match. Il dispute ensuite les 120 minutes du bras de fer contre les Pays-Bas, remporté aux tirs au but.
Mais le quart de finale contre la France, perdu 2-0 le 9 juillet à Los Angeles, lui a laissé un goût amer. La presse marocaine ne l'a pas épargné : trop d'espaces laissés dans son dos, peu d'impact offensif, et des coups de pied arrêtés mal maîtrisés, lui qui y excelle d'habitude. Certains supporters lui ont même reproché ses sourires avec ses coéquipiers parisiens après le coup de sifflet final.
Un seul match ne résume pas une carrière. Mais pour un capitaine, chaque match compte double.
Et maintenant ?
La rentrée n'a pas été simple non plus. Le 14 septembre, contre Brest, Hakimi sort avant la pause avec une légère lésion à la cuisse droite. Bonne nouvelle quatre jours plus tard : il reprend le travail individuel avec ballon.
Mohamed Ouahbi l'a convoqué pour la trêve de septembre, avec deux matchs de qualification à la CAN 2027 contre le Gabon et le Lesotho, puis un amical face au Ghana. L'occasion idéale de répondre aux critiques, là où elles sont nées : sous le maillot rouge et vert.
Et toi, tu penses que Hakimi retrouvera son meilleur niveau cette saison ? Donne ton avis sur les prochains matchs du Maroc dans l'app npartajiw.